vendredi 31 mars 2006
Communiqué à l'issue de la réunion de ce matin
Une Assemblée Générale des étudiants et du personnel de l’UFR se tiendra le lundi 3 avril à 14 heures sur le parvis de la faculté et réfléchira aux moyens de sortir de la crise actuelle.
A l’issue de cette Assemblée, un vote aura lieu. Les étudiants devront être munis de leur carte d’étudiant.
Par ailleurs, les élections des représentants aux conseils centraux de l’UBO auront bien lieu comme prévu les 5 et 6 avril, mercredi et jeudi pour les étudiants, jeudi pour le personnel.
mardi 14 mars 2006
Message de la présidence diffusé sur la liste UBO
" Sensible aux préoccupations des étudiants relatives à leurs perspectives d’avenir, la commission de pilotage et de prospective de l’Université de Bretagne Occidentale appelle au rétablissement rapide d’un dialogue effectif pour permettre de sortir de la crise actuelle, préjudiciable à l’Université et à la réussite des étudiants. "
Depuis le début du mouvement c'est la première fois que la présidence se préoccupe de la réussite des étudiants.
Mouais...
Revue de presse (nationale parce que sinon ce serait trop long) sur le vote du Lundi 13 mars
Ouest-France, 14/03/2006
Page 3
« Les étudiants de la faculté de Lettres de Brest votaient, hier, à bulletin secret. 1360 (sur 4600) ont participé au scrutin. Résultat : 82,3% de votants favorables à la grève et 56,75% pour le blocus. « Ce vote on l’a organisé à cause des tensions entre partisans et opposants du blocage » explique un jeune élu du conseil de faculté. Le blocage, entamé le 15 février,se poursuit. »
Le Télégramme, 14/03/2006
Page 2
« (…) A Brest, la journée electorale s’est tenue à bulletins secrets dans une ambiance passionnelle mais très respectueuse des ègles démocratiques.
De mémoire universitaire, personne n’avait jamais vu ca. Alors que les elections étudiantes classiques drainent mollement un étudiant sur dix, et encore pas à chaque fois, la question du blocus est parvenue à attirer aux urnes un étudiant sur trois en sciences et à peine moins en lettres (environ 30% de participation)
Bousculés sur la question de la légitimité de leur mouvement, et notamment de l’intransigeance du blocus observé à la fac des lettres depuis 4 semaines, les étudiants ont donc répondu de la plus rigoureuse des manières, avec bulletin de votes mis à disposition par l’administration, isoloir, listes d’émargement et dépouillement encadré par un fort contingent d’enseignants.
Une immense clameur
A l’heure des résultats, il faudra d’abord retenir l’immense clameur hurlée par un amphi littéraire bondé jusqu’aux issues apprenant que 55% des votants souhaitaient reconduire le blocus total de la fac segalen, cœur incontestable de la grogne anti-CPE depuis le début des mouvements à Brest. Que 82% des votants s’expriment pour la grève « un score chiraquien » paraissait dès lors anecdotique.
Le doyen Jean-Claude Gardes, premier observateur de cet exercice de démocratie, d’abord « étonné » par le score, déclarait dans l’instant qu’à son avis, « le vote était légitime. Tout le monde était appelé à se prononcer, on ne le remettra pas en cause. Je dois admettre que le mouvement est plus fort que je ne le croyais »
Face aux cafetières au fonctionnement ininterrompu, les tauliers du blocus réclamaient des filtres en rigolant alors que le collectif anti-blocus faisait aussitôt part de son « contentement sur la tenue de la journée. Nous prenons acte du vote et nous nous dissolvons aussitôt »
Le Figaro, 14/03/20006, page 9
« Hier soir, seuls les responsables de l’université de Brest pouvaient donc se flatter d’avoir organisé un referendum en bonne et due forme. A la faculté de lettres, 1340 étudiants sur les 4594 inscrits sont ainsi passés dans l’isoloir. A 82,40%, ils ont voté pour la poursuite du mouvement de grève. »
lundi 13 mars 2006
Journée du lundi 13 mars
Le débat du matin a rassemblé environ 200 personnes, beaucoup moins que ce qu'on aurait pu attendre. Cependant le débat fut serein et il était agréable d'entendre les arguments des uns et des autres dans la même pièce plutôt que par presse interposée.
Sur le vote :
Tout d'abord nous nous félicitons de la forte participation à ce scrutin. 1340 étudiants se sont prononcés soit 29,12% .
C'est un chiffre record, nous esperons avoir un nouveau record lors des prochaines elections universitaires.
Merci à tous les scrutateurs qui ont permis que la journée se passe dans le calme et la bonne humeur contrairement à Rennes notamment.
A la question, "etes vous pour la poursuite du mouvement de grève ?" 82,4% des étudiants ont répondu OUI
A la question " etes vous pour la reconduite du blocus ?" 56,75% des étudiants ont répondu OUI
Nous considérons désormais comme clos le débat légitimité/légalité du mouvement et du blocus.
Nous considérons que ce vote a totalement légitimer le fonctionnement de l'Assemblée Générale, que nous avons pour notre part toujours considérée comme légitime.
Nous n'organiserons aucun nouveau vote. Le blocus sera désormais décidé (ou pas) en Assemblée Générale.
vendredi 10 mars 2006
Journée de lundi
Comme indiqué dans le précédent message nous organisons une journée de reflexion et de votes autour de la grève et du blocus.
Nous reconnaissons la validité du vote à bulletin secret qui a eu lieu jeudi pour reconduire le blocus, cette journée est organisée dans un souci d'apaisement.
Programme des réjouissances :
- Reunion-débat à 10h à la fac. Il est indispensable d'y participer afin d'entendre les arguments des uns et des autres et de prendre une décision en conscience. Venez nombreux !
- Vote sur la reconduction de la grève et du blocus de 13h à 17h : seuls les étudiants inscrits en lettres à brest peuvent voter(munissez vous de vos cartes d'étudiant). Aucune procuration ne sera acceptée.
Deux questions seront soumises au vote : la reconduction de la grève et la reconduction du blocus.
Nous disposons de trois bureaux de votes
Bureau 1 (dans le couloir des amphis) de A à GERMAN Morwenna
Bureau 2 (salle A009) de GERVAIS Sebastien à MANACH Kelly
Bureau 3 (hall de la BU) de MANACH Marlene à Z
Les bureaux de vote seront composés d'un élu au conseil UFR ou aux conseils centraux, d'un membre du collectif anti-blocus et d'un greviste pro-blocus.
mercredi 8 mars 2006
Conseil de faculté extraordinaire du 08/03/2006
Il y a eu un conseil de fac extraordinaire cet après-midi. Voici ce qui y a été dit :
- Report des Portes ouvertes de samedi. Elles ont été reportées pour éviter qu'elles deviennent le terrain d'un affrontement des argumentaires pro et anti blocus
- Demande aux grevistes de laisser passer les étudiants de M2 Pros Redacteur-Traducteur et Francais Langue Etrangère qui passent des exams demain et vendredi ce qui représente une quarantaine d'étudiants. Ces étudiants partent en stage (certains très loin à l'étranger) à la fin du mois. Il est impossible de les décaler donc mais aussi de les déplacer car ils ont besoin de matériel très spécifique qui se trouve à Segalen.
Pour nous, ils sont à considérer comme les étudiants qui passent un concours. Nous faisons confiance aux gens qui tiendront les blocus des deux prochains jours pour les laisser passer.
- La motion de soutien des profs du 23 février a été revotée. Les enseignants reiterent donc leur soutien aux revendications du mouvement.
- Nous, élus, avons décider de convoquer une réunion-débat à l'issue de laquelle nous procèderons à un vote sur la grève et le blocus à bulletin secret. Elle aura lieu lundi. Nous ferons un communiqué de presse et de l'affichage dès que nous aurons tout organisé.
Il ne s'agit pas d'une AG concurrente à celle du mouvement en cours.
Communiqué de presse à propos du Conseil d'UFR du 23/02/06
Élus étudiants (grévistes ou non) au conseil d'UFR, nous souhaitons réagir à la polémique sur le conseil de faculté du 23 février.
Le conseil d'UFR du 23 février n'était pas une réunion « exceptionnelle » (la date a été fixée au mois de Novembre) et il a duré, comme d'habitude, toute une après-midi au cours de laquelle de nombreux points ont été abordés et plusieurs décisions ont été prises dont la plupart n'avaient rien à voir avec le mouvement en cours puisque l'ordre du jour avait été fixé avant le début du mouvement de grève.
La décision d'interdire l'exercice du samedi 25 février a été prise par souci d'équité entre les étudiants puisque tous n'avaient pas été prévenus de sa tenue ainsi que pour éviter que les tensions exacerbées par le courrier de Mr Bouthillon n'explosent à cette occasion.
Par ailleurs le conseil a adopté une motion, proposée par nous, visant à dénoncer « la violence des propos » de M. Bouthillon. La formule est claire, il ne s'agissait nullement de sanctionner le fait que cet enseignant ait pris position, encore moins de dénoncer le fond de son propos mais de désapprouver certaines formules chocs, que nous ne souhaitons pas reprendre ici. Il s'agissait aussi d'affirmer que ses propos n'engageaient que lui et non l'ensemble de la communauté enseignante au sein de laquelle les opinions sur le blocus sont partagées. Le conseil d'UFR s'est estimé être en droit de réagir puisqu'il était cité dans l'article.
Quant à la (longue) motion proposée par les enseignants, elle apportait son soutien aux revendications du mouvement sur le fond (maintien des postes aux concours et retrait de la loi sur l'égalité des chances) et non sur sa forme (le blocus). Les enseignants et personnels élus aux conseils de faculté nous ont d'ailleurs alertés sur les inconvénients du blocus et nous avons transmis leurs inquiétudes à l'assemblée générale qui avait lieu le soir même. Cette décision et ces motions n'ont pas été prises en toute «confidentialité », chaque conseil d'UFR voit la publication de ses débats dans un compte-rendu affiché quelques semaines plus tard près de la BU, la retranscription d'une réunion de plusieurs heures est un exercice long et laborieux c'est pourquoi sa publication n'est pas instantanée.
Elles n'ont pas non plus été prises pour « sanctionner » M. Bouthillon, une «sanction» contre un enseignant est une chose rarissime et très grave et il n'en est nullement question dans cette affaire.
Il est d'ailleurs tout aussi impensable que l'administration prenne des «sanctions» contre des étudiants pour leurs prises de positions politiques (au sens noble du terme) pour ou contre le blocus.
Il est indigne de faire planer le doute sur la droiture morale et l'honnêteté de l'administration de notre UFR et en particulier de notre doyen et son équipe que nous voyons toute l'année défendre ardemment et courageusement les intérêts de notre faculté dans une période difficile pour le monde universitaire et qui ont toujours fait preuve d'une grande écoute (preuve en est le nombre d'étudiants reçu chaque semaine par le doyen et ses assesseurs) et d'une attention particulière à la sécurité, au bien-être et à l'avenir de TOUS les étudiants.
Communiqué publié partiellement dans Le Télégramme du 7 mars 2006

